EmissionAlain

Vie de quartier, tranches de vie, anticipation du présent. Même inclassable, ce journal se veut un autre.

12 avril 2008

Assemblées de copropriétés

Astuces pour maîtriser le vote des assemblées de copropriétés :

Chacun sait que les copropriétés sont souvent habitées ou sont le bien de personnes âgées.

Chacun sait que le vote en copropriété est orchestré comme suit :

-Ne rien dire est approuver,

- Pour aller contre ou simplement s’abstenir d’avis, il faut se manifester et à l’issue votre nom sera dit à haute voix et annoté dans le procès verbal diffusé à l’ensemble des copropriétaires.

Aussi, si chacun connaît un tant soit peu la psychologie des personnes âgées, leur façon de réagir et de se manifester, n’avez-vous pas la sensation d’être la destination d’un nid d’injustices ?

Ils ne diront rien, ils n’oseront pas, ils ont peur de se faire remarquer.

Les acteurs eux, sont sans scrupules, sans gène, sans cœur, remplis de cupidité et de principes verticaux.

Pire, le président du conseil syndical, souvent maqué, ou ses lieutenants en chevilles, lorsque problème avec un vieillard récalcitrant, hausseront simplement le ton avec des arguments martelés. Résultat ? Désirez vous vraiment que je vous explique, n’auriez vous pas encore compris ?

Il y a ici un gros problème, et je désire militer, dénoncer le vice de ce fonctionnement légal, qui permet aux vautours, politiques, entreprises, bureaux d’études, syndics, syndicats, d’opérer à de juteuses affaires en toute impunité.

Tout ce système est réglé de façon à faire main basse sur ce que ces retraités, peut être vous plus tard, déjà souvent un peu hors jeu financier, ont pu mettre de côté pour vivre, voir survivre.

C’est « sciant » de constater à quel point tout est fait dans cette société pour extirper les fonds de nos labeurs ou de ce qui nous revient de droit !

Quand on nous martèle la réforme des retraites, que l’on nous fait des démonstrations d’apothicaires sur nos années de travail, à 60 ans 65 ans etc… nos années de cotisation et autres calculs épiciers, et que l’on ferme les yeux sur l’ouvrage de véritables maffias organisées et impunies, il y a un fossé dont le vertige me donne… La Gerbe !

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Calcul de prix : ravalement de façades exemple

 

Cet exemple traite du calcul estimatif de la surface de façades d'un immeuble dont la surface brute des façades (toutes ouvertures et surfaces confondues) est de 13550 m2  soit 14000m2.

 

Les recommandations de base pour le calcul du montant hors taxes de ces travaux est de calculer :

 

- selon un ratio initial de 2750€ par logement,

- puis après mesures de surfaces brutes, périmètre par hauteur du bâtiment, un ratio de 46 € par m2,

- enfin pour une enveloppe budgétaire faire la somme des deux valeurs obtenues et diviser par 2.

 

Soit 165 lots par majoration à 3000€ = 495000 € 

 

Soit 14000m2 à 50 € (à nouveau majoration) = 700000 €

 

La méthode de calcul appliquée ici nous indique de prendre une valeur d’enveloppe des travaux à 495000 + 700000 = 1195000 / 2 = 597500 € prix d'approche hors taxes soit 627375 € TTC

Bien entendu cette méthode est une approche qui peut varier de plus ou moins 15 % , mais si vous avez une proposition à près de 50% ... freinez des quatre fers et ceci avant l'assemblée générale où je vous conseille de vous opposer!

Posté par EmissionAlain à 13:06 - POLITIQUE - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 janvier 2008

Travailler plus

Après les hausses de prix intempestives, les hausses de travail.

Comme beaucoup, à l'époque des 40 heures nous en faisions entre 40 et 50, puis vinrent les 39 heures, la belle affaire! Nous faisions toujours entre 40 et 50 heures...

Puis vinrent les 35 heures, enfin les 37,5 ou 38,45 etc.... bref, pour plus simple on a fait entre 40 et 50 heures un peu comme d'hab!

Il y a des fractures sociales, multiples, entres les petites et les moyennes entreprises, entre le secteur privé et le secteur public, entre le privé ex nationalisé etc....

Le droit du travail est virtuel dans la majorité des emplois de notre pays, essayez de faire grève dans un pme de 40 personnes par exemple, ou simplement de faire 35 heures dans un bureau d'études comme celui où je travaille: c'est la porte ouverte à la bataille rangée entre vous et l'employeur, avec proposition d'issue à la clé.

Travailler plus? La plupart des emplois ne sont pas des chaînes de montages où "travailler plus" signifie un plus grand rendement. La corrélation temps de travail / rentabilité est une science inexacte, et le laps de temps "rentable" d'une personne salariée n'est pas strictement inclus en un horaire mais est une "partie " de  ce temps dont la proportion varie si l'on travaille chez Trucmuch et Chose, chez Machin, à la Mairie, à EDF ou à la CPAM locale. En bref, travailler plus est une variable "gratuite" , un slogan gratuit qui n'a pas couté cher à la personne qui l'a émise.

Travailler mieux, , c'est certainement possible, et celà nous prendrait à mon avis moins de temps.

Posté par EmissionAlain à 15:54 - POLITIQUE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

1956 et 2008 années plus tard

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Ci-dessous un texte de Monsieur Morvan Lebesque (Le Canard Enchainé Janvier 1956), qui a alors été repris par les journaux régionaux du Protestantisme français. Cette chronique et l'association entre le Canard et le caractère Religieux sont des plus interressants. Enfin, dommage que l'actualité, depuis l'an 0 ou 1956, n'ai pas vraiment à ce jour pris une ride.

La personne déplacée

 
Il y a environ deux mois, Monsieur le pasteur Pierre Maury, se rendait au Centre Protestant d’Etudes et de Documentation à Paris et demandait à sa directrice Mademoiselle Claire Julien, de bien vouloir faire ronéotyper l’article de Morvan Lebesque que nous reproduisons ci-dessous. Monsieur le pasteur Pierre Maury en recommandait en effet l’insertion dans les journaux régionaux du Protestantisme français. Dans cette manière du pasteur Pierre Maury de passer par-dessus les préjugés établis pour saluer la vérité où qu’elle puisse se trouver, nous décelons un des traits attachants de sa personnalité.


Il est amusant, le placard publicitaire qui annonce dans Libération, la publication des souvenirs de Charlie Chaplin, « Même si Jésus Christ était président des USA, je ne reviendrais pas en Amérique », déclare Charlot. Je n’ai évidemment pas encore lu ces souvenirs, quoique je me doute bien du genre de comptes que le plus grand acteur vivant doit y régler avec son pays d’adoption ; au surplus j’ai écrit ici même que l’Amérique avait détruit une de nos meilleures raisons de l’aimer en expulsant Chaplin. Mais c’est la formule employée qui me gène. Elle me parait banale, par ce que purement gratuite : somme toute, uniquement publicitaire en effet.
 
Jésus-Christ ne peut pas être président des USA. Ou alors, il ne serait plus Jésus-Christ. Eh ! Dira t’on , quel est cet article de foi ? Oh, il est simple : hors de toutes les croyances et de toutes les églises, récusât-on Bibles et dogmes, il n’appartient à personne de chasser de l’histoire l’image de cet homme inspiré, faible et désarmé, n’ayant d’autre pouvoir que celui de la parole et qui proclama l’amour, fut passé à tabac sous Ponce Pilate et mourut dans les supplices réservés aux derniers esclaves. Aucune révolution philosophique et politique n’empêchera cet homme d’avoir existé et d’avoir légué un message où les meilleurs peuvent se reconnaître.

Seulement, son immense originalité historique, justement, était de ne pas présider, ou diriger quoi que ce fût. Au temps de Jésus-Christ, le Président s’appelait Pilate, l’Archevêque Caïphe et le Roi, Hérode. Et il y avait des dizaines de Princes et de chefs, des centaines de dignitaires, des milliers d’hommes importants qui « présidaient » bien dans quelque chose, dans l’armée, dans la magistrature, dans les corporations, dans le commerce. Mais Jésus-Christ, lui, ne présidait en rien. Il était juif –le dernier peuple sur terre- et ouvrier –le dernier état- . « Fils de Dieu », disait il , mais selon l’état civil, fils de Joseph, charpentier, tâcheron de village « qui ne possédait même pas une vigne ».  Et ce fut ce dernier homme Yésu-hen Yoseph, ce pauvre entre les pauvres, ce prolétaire, ce non-président de rien du tout qui fut cloué sur la croix. Rien de commun, oh ! non ! avec M. Eisenhower. 

Cependant, à tout prendre, l’hypothèse de Chaplin n’est tout de même pas complètement absurde. C’est que tout au long des siècles, l’état de Jésus-Christ a quelque peu changé. Les Eglises et les gouvernements, les Papes et les Césars l’ont décloué de son pilori et l’ont élevé, peu à peu, aux dignités suprêmes. Ils en ont fait un chef, un roi, un prince, un président à leur image. Le Président qu’on acclame, qu’on encense, devant lequel on se prosterne et dont on prétend recevoir et transmettre les ordres ; le Président dont le nom vénéré couvre toutes les erreurs et toutes les injustices. Ce président aujourd’hui n’a que trop réussi,il n’est que trop évidement présidentiel dans ses palais et dans ses temples, dans ses ors et dans ses pourpres.

En plusieurs pays où son règne est assuré, il ressemble un peu trop à un Président du Conseil d’Administration de l’Univers. Il en a tous les caractères : l’éloignement, la morne dignité, l’irresponsabilité, l’indifférence aux petits, l’intolérance, la surdité, l’aveuglement. Et c’est pourquoi, aujourd’hui, des millions d’hommes, les pauvres, les ouvriers, ses frères, se détournent de lui et ne le reconnaissent plus.

Si Jésus Christ revenait de nos jours. – ah ! certes je crois qu’il serait encore ce qu’il fut de son temps, un scandale. Je crois même qu’il serait excommunié. Songez-y : la semaine dernière, l’Eglise n’a elle pas rejeté les derniers prêtres ouvriers qui persévéraient dans ce qu’elle appelle leur erreur. – leur erreur de s’être faits ouvriers comme leur Maître ?

Pourtant si Jésus-Christ revenait, il serait ouvrier, bien sûr. On le verrait pousser le rabot, la varlope… Mais non : les temps sont changés, le siècle est plus dur. Le métier de charpentier n’est plus le dernier des métiers. Christ aujourd’hui serait métallo à la chaîne, mineur de fond, manœuvre, même pas : il serait nègre dans l’Amérique des Sudistes ; il serait Nord-africain chez nous, il serait bicot comme il était juif du temps où les juifs étaient les bicots du proconsulat romain. Ayant assumé la pire misère de son époque, c’est cette condition là, la pire, qu’il se réserverait aujourd’hui. S’il revenait. Comme hier : pour proclamer que les hommes sont égaux et pour en mourir.

Nègre, Nord Africain ? Je lui fait la part belle : l’imagination des dieux et des prophètes va sans doute plus loin. Il est un état, le pire de tous, celui des apatrides. Vous rappelez vous cette histoire qui date de deux ans à peine, de l’homme qui n’avait plus de nom, plus de patrie, qui était indésirable chez Eisenhower comme chez Staline et qui voyageait en cargo, assis sur une caisse, sans pouvoir aborder nulle part. Si Jésus Christ revenait peut être serait il cet homme : le voyageur sans patrie, plus malheureux que le voyageur sans bagage. Une personne déplacée errant entre une double rangée de barbelés. Personne déplacée il l’est déjà, d’ailleurs sans même avoir besoin de revenir.

Le mot n’est pas de moi, quoique j’eusse donné cher pour l’avoir inventé : il est d’un lecteur, d’un des amis du Canard qui vint la semaine dernière nous rendre visite. Comme nous parlions de ce qui fait toujours un peu l’objet de cette chronique : « Oui me dit il, Dieu est une personne déplacée, ou ce que nous appelons Dieu ou ce que chacun de nous porte en lui d’aspiration, d’amour, de sens de la vérité, de la justice que les peuples ont appelé Dieu. Les Eglises, les Etats, les Codes et les Morales se le sont tellement approprié et l’ont tellement défiguré, qu’on ne peut plus le chercher nulle part, le trouver nulle part, il n’a plus de maison, plus de toit, plus de pays, plus de refuge… sauf en nous même. Sauf en tout homme qui a fait le choix et qui s’y tient : l’unique choix, celui d’Emerson : entre le repos et la vérité.

Morvan Lebesque (Le Canard Enchainé … environ Janvier 1956)

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Gauche Droite, balle au Centre

En inspiration après un article sur l'étrange activité sectaire qui anime le PS (c'est pas Post Scriptum mais un Parti qui se voudrait Socialiste", et qui éradique de ses membres des personnalités pouvant faire obstacle à un soit disant "vote utile" pour les municipales. Dans la série "La purge Stalinienne" voici le chapitre "Le Retour".

Je persiste un peu sur ce chapitre qui est empreint de vives attractions, pour y déposer quelques réflexions.

Le contexte politique de ce jour pour moi n'a plus rien à voir avec le siècle dernier, le 20 ème siècle a vu se construire et se dissoudre les idéologies. Le 21 ème est un mélange de renaissances, certes pas toujours des plus philanthropiques, soit un mélange de chaos et d'incertitudes.

Mais enfin, qu'est ce que la République, en quoi se résume t'elle?

Devant tant de complexités revenir à l'essentiel serait il un pas?

La République pourrait être définie comme ceci : c'est un développement politique de la société qui tendrait principalement à mettre à disposition des citoyens un service public de manière égale. Ainsi le village isolé et la bourgade doivent bénéficier des transports, des services de communication, de la distribution d'énergies, d'un enseignement scolaire etc... et ceci avec un souci de répartition.
Voici ce qui est pour moi la base de la république, de l'idée républicaine.

Paradoxalement, il me semble que l'idée de "République" qui colle dans l'idée que l'on s'en fait, à la politique de "Droite" ne lui appartient plus et que le retour à ces valeurs républicaines semblerait être plutôt défendu par la "Gauche". Je dis bien semblerait  car la politique des élus de gauche  semble trop souvent singer celle des élus de droite, la théorie est belle et sincère, la pratique est à l'instar du camp opposé.

Ceci mérite un débat, mais je ne suis pas érudit en politique, ma culture est générale et politiquement je suis au niveau des paquerettes. Simplement ce monde me fait penser à l'essence de l'ouvrage 1984, où ces paradoxes sont soulignés (La Guerre c'est la Paix...).

Toujours est il que pour moi, par exemple dans le cadre des présidentielles, la personne ayant parlé le plus sincèrement d'une voix de Gauche, au sens "Social" et je dis bien "sincèrement" était au Centre.

Nous assistons depuis des lustres à de sempiternels duels à la Don Camillo, les compétences sont un peu partout et le rassemblement nul part.

Je passe peut être pour un iconoclaste, ou un hérétique politique, mais c'est l'expression de mon sentiment, et cette expression colle étrangement à l'actualité.</i>

Posté par EmissionAlain à 15:51 - POLITIQUE - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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