12 avril 2008
Assemblées de copropriétés
Astuces pour maîtriser le vote des assemblées de copropriétés :
- Pour aller contre ou simplement s’abstenir d’avis, il faut se manifester et à l’issue votre nom sera dit à haute voix et annoté dans le procès verbal diffusé à l’ensemble des copropriétaires.
Les acteurs eux, sont sans scrupules, sans gène, sans cœur, remplis de cupidité et de principes verticaux.
Calcul de prix : ravalement de façades exemple
Cet exemple traite du calcul estimatif de la surface de façades d'un immeuble dont la surface brute des façades (toutes ouvertures et surfaces confondues) est de 13550 m2 soit 14000m2.
Les recommandations de base pour le calcul du montant hors taxes de ces travaux est de calculer :
- selon un ratio initial de 2750€ par logement,
- puis après mesures de surfaces brutes, périmètre par hauteur du bâtiment, un ratio de 46 € par m2,
- enfin pour une enveloppe budgétaire faire la somme des deux valeurs obtenues et diviser par 2.
Soit 165 lots par majoration à 3000€ = 495000 €
Soit 14000m2 à 50 € (à nouveau majoration) = 700000 €
La méthode de calcul appliquée ici nous indique de prendre une valeur d’enveloppe des travaux à 495000 + 700000 = 1195000 / 2 = 597500 € prix d'approche hors taxes soit 627375 € TTC
Bien entendu cette méthode est une approche qui peut varier de plus ou moins 15 % , mais si vous avez une proposition à près de 50% ... freinez des quatre fers et ceci avant l'assemblée générale où je vous conseille de vous opposer!
06 janvier 2008
Travailler plus
Après les hausses de prix intempestives, les hausses de travail.
Comme beaucoup, à l'époque des 40 heures nous en faisions entre 40 et 50, puis vinrent les 39 heures, la belle affaire! Nous faisions toujours entre 40 et 50 heures...
Puis vinrent les 35 heures, enfin les 37,5 ou 38,45 etc.... bref, pour plus simple on a fait entre 40 et 50 heures un peu comme d'hab!
Il y a des fractures sociales, multiples, entres les petites et les moyennes entreprises, entre le secteur privé et le secteur public, entre le privé ex nationalisé etc....
Le droit du travail est virtuel dans la majorité des emplois de notre pays, essayez de faire grève dans un pme de 40 personnes par exemple, ou simplement de faire 35 heures dans un bureau d'études comme celui où je travaille: c'est la porte ouverte à la bataille rangée entre vous et l'employeur, avec proposition d'issue à la clé.
Travailler plus? La plupart des emplois ne sont pas des chaînes de montages où "travailler plus" signifie un plus grand rendement. La corrélation temps de travail / rentabilité est une science inexacte, et le laps de temps "rentable" d'une personne salariée n'est pas strictement inclus en un horaire mais est une "partie " de ce temps dont la proportion varie si l'on travaille chez Trucmuch et Chose, chez Machin, à la Mairie, à EDF ou à la CPAM locale. En bref, travailler plus est une variable "gratuite" , un slogan gratuit qui n'a pas couté cher à la personne qui l'a émise.
Travailler mieux, , c'est certainement possible, et celà nous prendrait à mon avis moins de temps.
1956 et 2008 années plus tard

Ci-dessous un texte de Monsieur Morvan
Lebesque (Le Canard Enchainé Janvier 1956), qui a alors été repris par
les journaux régionaux du Protestantisme français. Cette chronique et
l'association entre le Canard et le caractère Religieux sont des plus
interressants. Enfin, dommage que l'actualité, depuis l'an 0 ou 1956,
n'ai pas vraiment à ce jour pris une ride.
La personne déplacée
Il y a environ deux
mois, Monsieur le pasteur Pierre Maury, se rendait au Centre Protestant
d’Etudes et de Documentation à Paris et demandait à sa directrice Mademoiselle
Claire Julien, de bien vouloir faire ronéotyper l’article de Morvan Lebesque
que nous reproduisons ci-dessous. Monsieur le pasteur Pierre Maury en
recommandait en effet l’insertion dans les journaux régionaux du Protestantisme
français. Dans cette manière du pasteur Pierre Maury de passer par-dessus les
préjugés établis pour saluer la vérité où qu’elle puisse se trouver, nous
décelons un des traits attachants de sa personnalité.
Il est amusant, le placard publicitaire qui annonce dans
Libération, la publication des souvenirs de Charlie Chaplin, « Même si
Jésus Christ était président des USA, je ne reviendrais pas en Amérique »,
déclare Charlot. Je n’ai évidemment pas encore lu ces souvenirs, quoique je me
doute bien du genre de comptes que le plus grand acteur vivant doit y régler
avec son pays d’adoption ; au surplus j’ai écrit ici même que l’Amérique
avait détruit une de nos meilleures raisons de l’aimer en expulsant Chaplin.
Mais c’est la formule employée qui me gène. Elle me parait banale, par ce que
purement gratuite : somme toute, uniquement publicitaire en effet.
Jésus-Christ ne peut pas être président des USA. Ou alors, il ne serait plus Jésus-Christ. Eh ! Dira
t’on , quel est cet article de foi ? Oh, il est simple : hors de
toutes les croyances et de toutes les églises, récusât-on Bibles et dogmes, il
n’appartient à personne de chasser de l’histoire l’image de cet homme inspiré,
faible et désarmé, n’ayant d’autre pouvoir que celui de la parole et qui
proclama l’amour, fut passé à tabac sous Ponce Pilate et mourut dans les
supplices réservés aux derniers esclaves. Aucune révolution philosophique et
politique n’empêchera cet homme d’avoir existé et d’avoir légué un message où
les meilleurs peuvent se reconnaître.
Seulement, son immense originalité
historique, justement, était de ne pas présider, ou diriger quoi que ce fût. Au
temps de Jésus-Christ, le Président s’appelait Pilate, l’Archevêque Caïphe et
le Roi, Hérode. Et il y avait des dizaines de Princes et de chefs, des
centaines de dignitaires, des milliers d’hommes importants qui
« présidaient » bien dans quelque chose, dans l’armée, dans la
magistrature, dans les corporations, dans le commerce. Mais Jésus-Christ, lui,
ne présidait en rien. Il était juif –le dernier peuple sur terre- et ouvrier
–le dernier état- . « Fils de Dieu », disait il , mais selon l’état
civil, fils de Joseph, charpentier, tâcheron de village « qui ne possédait
même pas une vigne ». Et ce fut ce
dernier homme Yésu-hen Yoseph, ce pauvre entre les pauvres, ce prolétaire, ce
non-président de rien du tout qui fut cloué sur la croix. Rien de commun,
oh ! non ! avec M. Eisenhower.
Cependant, à tout prendre, l’hypothèse de Chaplin n’est tout de même pas complètement absurde. C’est que tout au long des siècles, l’état de Jésus-Christ a quelque peu changé. Les Eglises et les gouvernements, les Papes et les Césars l’ont décloué de son pilori et l’ont élevé, peu à peu, aux dignités suprêmes. Ils en ont fait un chef, un roi, un prince, un président à leur image. Le Président qu’on acclame, qu’on encense, devant lequel on se prosterne et dont on prétend recevoir et transmettre les ordres ; le Président dont le nom vénéré couvre toutes les erreurs et toutes les injustices. Ce président aujourd’hui n’a que trop réussi,il n’est que trop évidement présidentiel dans ses palais et dans ses temples, dans ses ors et dans ses pourpres.
En plusieurs pays où son règne est assuré, il ressemble un
peu trop à un Président du Conseil d’Administration de l’Univers. Il en a tous
les caractères : l’éloignement, la morne dignité, l’irresponsabilité,
l’indifférence aux petits, l’intolérance, la surdité, l’aveuglement. Et c’est
pourquoi, aujourd’hui, des millions d’hommes, les pauvres, les ouvriers, ses
frères, se détournent de lui et ne le reconnaissent plus.
Pourtant si Jésus-Christ revenait, il serait ouvrier, bien sûr. On le verrait pousser le rabot,
la varlope… Mais non : les temps sont changés, le siècle est plus dur. Le
métier de charpentier n’est plus le dernier des métiers. Christ aujourd’hui
serait métallo à la chaîne, mineur de fond, manœuvre, même pas : il serait
nègre dans l’Amérique des Sudistes ; il serait Nord-africain chez nous, il
serait bicot comme il était juif du temps où les juifs étaient les bicots du
proconsulat romain. Ayant assumé la pire misère de son époque, c’est cette
condition là, la pire, qu’il se réserverait aujourd’hui. S’il revenait. Comme
hier : pour proclamer que les hommes sont égaux et pour en mourir.
Gauche Droite, balle au Centre
En inspiration après un article sur l'étrange activité sectaire qui anime le PS (c'est pas Post Scriptum mais un Parti qui se voudrait Socialiste", et qui éradique de ses membres des personnalités pouvant faire obstacle à un soit disant "vote utile" pour les municipales. Dans la série "La purge Stalinienne" voici le chapitre "Le Retour".
Je persiste un peu sur ce chapitre qui est empreint de vives attractions, pour y déposer quelques réflexions.
Le contexte politique de ce jour pour moi n'a plus rien à voir avec le siècle dernier, le 20 ème siècle a vu se construire et se dissoudre les idéologies. Le 21 ème est un mélange de renaissances, certes pas toujours des plus philanthropiques, soit un mélange de chaos et d'incertitudes.
Mais enfin, qu'est ce que la République, en quoi se résume t'elle?
Devant tant de complexités revenir à l'essentiel serait il un pas?
La République pourrait être définie comme ceci : c'est un
développement politique de la société qui tendrait principalement à
mettre à disposition des citoyens un service public de manière égale.
Ainsi le village isolé et la bourgade doivent bénéficier des
transports, des services de communication, de la distribution
d'énergies, d'un enseignement scolaire etc... et ceci avec un souci de
répartition.
Voici ce qui est pour moi la base de la république, de l'idée républicaine.
Paradoxalement, il me semble que l'idée de "République" qui colle dans l'idée que l'on s'en fait, à la politique de "Droite" ne lui appartient plus et que le retour à ces valeurs républicaines semblerait être plutôt défendu par la "Gauche". Je dis bien semblerait car la politique des élus de gauche semble trop souvent singer celle des élus de droite, la théorie est belle et sincère, la pratique est à l'instar du camp opposé.
Ceci mérite un débat, mais je ne suis pas érudit en politique, ma culture est générale et politiquement je suis au niveau des paquerettes. Simplement ce monde me fait penser à l'essence de l'ouvrage 1984, où ces paradoxes sont soulignés (La Guerre c'est la Paix...).
Toujours est il que pour moi, par exemple dans le cadre des présidentielles, la personne ayant parlé le plus sincèrement d'une voix de Gauche, au sens "Social" et je dis bien "sincèrement" était au Centre.
Nous assistons depuis des lustres à de sempiternels duels à la Don Camillo, les compétences sont un peu partout et le rassemblement nul part.
Je passe peut être pour un iconoclaste, ou un hérétique politique, mais c'est l'expression de mon sentiment, et cette expression colle étrangement à l'actualité.</i>